Humain

Bonjour Le Vigan !

« Et pourquoi tu t’es installée ici ? »

Question qui m’a été posée maintes et maintes fois et que j’ai adoré poser aux autres en retour ! Car personnellement, j’ai cherché et surtout j’ai choisi. J’ai regardé au sud, à l’est et à l’ouest (non pas au nord, j’en viens) et après les grandes villes, les petites et les no-man’s-land, je ne m’attendais pas à m’arrêter sur un détail pour déterminer si oui ou non je m’installerai au Vigan. Avec ma liste de pré-requis, je crois que je cherchais inconsciemment le monde rural que j’avais connu petite pendant mes vacances dans l’arrière-pays Breton et Vendéen. Evidemment rien ne collait en Occitanie. Ne parlons même pas des prix de l’immobilier, de la maison moisie à rénover de la tête aux pieds. Au début cela ressemblait beaucoup à un choix par défaut.

Et puis j’ai vu le parc des Châtaigniers. Ou plutôt ses bancs. Et sur chaque banc, le jour où je suis passée, il y avait soit un couple, soit une famille, soit des amis, des tout-petits, des jeunes, des retraités. Ça m’a plu. J’ai bien aimé. C’est là que mon installation commence – avec le cœur. Ainsi que mon histoire avec ce parc – que je garde pour un autre article.

C’est donc en décembre 2021 que la Côte d’Aulas du Vigan devient mon chez-moi. Reste plus qu’à découvrir la vallée…

Et au début, j’ai surtout découvert Super U et Weldom 🤣 Je me suis dit qu’on retrouverait forcément les bons produits du terroir – bien mis en évidence en tête de gondole – en faisant les courses de la semaine, un peu comme une touriste en Haute-Savoie. Mais ce n’était pas si criant. Je trouve le patrimoine culinaire Viganais assez brut, à l’image de son paysage. In fine, un tour sur le marché du samedi et ça y est, j’avais découvert oignons doux, pommes reinettes, châtaignes, miel et Pélardon. En revanche, je cherche encore la taverne où je pourrais en manger à toute heure et à toutes les sauces…

Puis j’ai cherché la forêt. Celle où je pourrais aller avec une poussette le mercredi et y passer des heures. En plein janvier, j’ai été super contente d’être en tshirt l’après-midi au Col des Mourèzes. Mais pour des petits pieds et des petites roues ça secoue drôlement, autant dire que ce n’était pas gagné surtout avec la battue administrative du mercredi. Il a fallu faire avec moins d’arbres en perspective avec la balade « plate » qui part du centre-ville, en passant par Avèze, Molières-Cavaillac puis la jolie Voie Verte. Disons que la rivière a compensé les arbres !

Voilà pour mes premières semaines. Il restait la question du travail. Quand j’ai discuté avec ma voisine pour la première fois, elle a été aussi brute que le cidre. Il allait falloir l’inventer car il n’y en avait pas ici. Ma chère G., j’étais loin de savoir que tu avais vu très juste. Alors en congé maternité, la question du travail s’est posée un an plus tard. Encore un sujet pour un autre article.

Donc pour résumer, en ce qui me concerne, la vie au Le Vigan a démarré sous le signe des balades à la rivière, des gros travaux et du soleil. Une petite vallée où il faut faire quelques efforts pour s’adapter mais où la nature simple offre des récompenses bien agréables !

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